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(Patrick Massiasse / Base de données Mérimée, Palissy, Mémoire)
-2000 av. J-C
Présence humaine remontant à plus de 4000 ans (P. Massiasse : entre 3000 et 5000 ans). Des céramiques (poteries communes de l’âge du fer), sépultures (enclos funéraire daté de la protohistoire au « Cros long » et un site d’habitation au lieu-dit « les Thiollières » en témoignent.
800-500 av. J-C
Des poteries d’environ 800-500 av. J-C ont été retrouvées au lieu-dit « les Thiollières » et en 1868, découverte sous les fondements d’une grange de neuf bracelets (800-500 av. J-C) en bronze placés de manière à ce qu’ils forment un cylindre. Au centre se trouvaient deux haches celtiques en serpentine.
-100 av. J-C à 400
Durant la période gallo-romaine, le village se nomme « Patrinoacum » car il s’est développé autour de la villa d’un propriétaire terrien romain, Patrinius. Plusieurs vestiges de la période gallo-romaine ont été découverts : des enclos et fondations d’un bâtiment au « Cros Long ». Aux « Thiollières » beaucoup de fragments de poterie et de tuiles galloromaines, ce lieu-dit est sûrement l’ancêtre du village. A « Les Combes », plusieurs vestiges de mobilier gallo-romain et traces de Temple ont été mis à jour.
Il subsiste le tracé de la voie romaine. En effet, la commune était traversée par la route d’aquitaine qui passait par Feurs et qui gagnait Saintes, chef-lieu de l’Aquitaine. Le tracé de cette voie détermine la limite Nord de la commune de Pérignat sur toute sa longueur. Les preuves de son ancien statut sont :
Présence d’une borne semblable à celle de Vollore et Neuville,
Apparition en 1999 (grâce à la tempête) d’un tronçon sur la rive gauche de l’Allier dans l’axe de celle qui nous longe et vestiges conséquents de la période gallo-romaine à proximité.
Cette voie n’est peut être pas la seule car les tombes sont souvent situées aux abords immédiats d’une voie de communication et les dallages épars semblent confirmer cette hypothèse. Pérignat se serait donc situé à un carrefour et serait plutôt un bourg d’étape plus
qu’une simple villa.
Une borne milliaire est décrite et dessinée par Gabriel Syméoni en 1561 « trouvée en un bourg appelé Pérignac ». En 1601 elle est dessinée par l’antiquaire Louis de Chaduc et il signale qu’elle a été transférée à l’entrée du village. En 1686, elle se serait trouvée sur la place publique. En 1736 elle serait proche de la rivière selon Bergier citant Savaron. Elle se trouvait dans la « cour de la maison du seigneur » en 1788 selon Legrand d’Aussy. Elle est décrite par Dulaure en 1789 dans sa description d’Auvergne comme étant d’une hauteur de 10 pieds et de deux pieds de diamètre. En 1805 elle serait encore au bord de la rivière selon Delarbre. En 1831, toujours selon Delarbre, elle serait « dans la cours du Grand Pérignat ».
En 1843, J.B. Bouillet demande à l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Clermont de la faire déplacer. Elle semble avoir disparu en 1845, puis en 1854 elle est à nouveau mentionnée comme trônant « au Grand Pérignat, dans la cour du comte de Laizer ». Enfin, elle est donnée en 1885 au Musée de Moulins sur donation de Madame la Marquise de Laizer. Dessus est inscrit :
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I CAES. DIVI
TR:IANI : ARTHICIFIL
DIVI NERVAE NEP :
TRAIANUS ADRI ::
Ce qui peut être traduit par « Hadrien-Trajan empereur et césar, fils du divin Trajan neveu du divin Nerva ». Elle aurait été gravée entre le 10 décembre 120 et le 9 décembre 121 après J-C. Mais il y a un problème : plus ou pas de trace de noms de cités ou de distances. Cependant, une borne très ressemblante, complète a été retrouvée à Biozat.
Dans une sablière de M. Planeix a été retrouvée une nécropole à incinération d’environ 20 tombes (urnes en céramique déposées dans une fosse, une urne en verre à fond carré avec une anse qui reposait à même la terre, fragments d’un petit coffre funéraire quadrangulaire et vestiges de céramique sigillée provenant de Lezoux, le tout datant du IIème siècle.
Deux pièces trouvées : un aureus de Carin (empereur romain de 283 à 285), un as d’Antonin (empereur romain de 138 à 161).
Des plaques d’argile cuite ornées de légers reliefs ornementaux ont été retrouvées puis ont disparu, sûrement des plaques décoratives du Moyen Âge.
XIIIe - XIVe siècles
Sur un manuscrit datant de 1240, le village est dénommé « Payrinhac ».
Guillaume 1er Escot, dit « de Cournon » est le premier seigneur et propriétaire connu de Pérignat (en 1211). On ignore l’origine de sa famille mais « Escot » renvoie à l’adjectif «écossais». Pérignat reste en possession de cette famille jusqu’en 1420, date de mort du dernier héritier Rolland de Lavieu. Ses neveux vendent la ville.
Le village est renommé « Pérignat oultre l’Allier » durant le XVème siècle.
Les seigneurs de Pérignat 
XVe siècle
Martin Gouge de Charpaignes, évêque de Clermont depuis 1415, l’acquiert en 1421. Frère du trésorier du Duc de Berry et chancelier du dauphin, futur Charles VII. Riche, il achète ces terres ainsi que Saint-Hérem et Espirat pour constituer la dot de sa nièce Jeanne, mariée le 28 mai 1421 à Jacques de Montmorin.
Gaspard de Montmorin, comme son père, est gouverneur d’Auvergne. Il aurait sauvé les protestants de la province lors de la Saint Barthélémy.
Le fort de Pérignat
XVIIe siècle
Gilbert-Gaspard de Montmorin, comte de Saint-Hérem vend Pérignat en 1631.
Ces seigneurs ne résidaient généralement pas à Pérignat.
Pierre Chalier, écuyer de la paroisse d’Allanche du Cantal, rachète le 1er juin 1631
Pérignat et Bellerive pour 22.500 livres. Il vit dans le château. Proche des villageois,
cette famille parraine souvent des enfants du village.
Son fils, François, n’a plus la prétention au droit de cuissage.
Histoire de la cloche de maître Belot
XVIIIe siècle
En 1740, il y a 19 ha de vignes et 117 ha de labour.
Pierre Chalier, fait restaurer le château en 1743 et en 1762, il obtient l’érection de la terre de Pérignat en Comté.
Gabriel Chalier, meurt en 1789 à Clermont, il est inhumé à Pérignat.
Lors de la Révolution, les Pérignatois ont intercédé en faveur de la famille Chalier.
Histoire du sacristain foudroyé
XIXe siècle
A l’époque d’Onslow, il y avait environ 600 habitants.
A la fin de l’ancien régime, la commune est attribuée au canton de Mirefleurs, le village est renommé le « Grand Pérignat » en opposition au « Pérignat le petit », aujourd’hui connu sous le nom de Pérignat les Sarlièves (le premier comptait 490 ha alors que le second uniquement 279), puis au XIXème siècle « Pérignat ès Allier ». Il existe cependant une polémique : l’appellation actuelle serait le fruit d’une erreur d’enregistrement. On trouve également l’appellation « Pérignat-s-allier ».
A l’ouest se trouvait des terres très fertiles, souvent inondées. Des saules près de la rivière donnaient du bois. Pâturage près de la rivière. Terres labourables bordées de noyers. Les vignes se trouvaient sur les côteaux à l’est et au nord du bourg. Les principaux produits étaient le chanvre, le froment, le seigle, l’orge, les fèves, les avoines, les prairies artificielles.
Le vin était abondant mais médiocre.
Ces produits locaux étaient transportés par voie d’eau. Un bras de l’Allier venait au pied des premières maisons en période de hautes eaux. Il n’en reste aujourd’hui aucune trace. En effet, le détournement naturel de l’Allier et l’établissement de la ligne ferroviaire Billom-Vertaizon à partir de 1875 ont causé son déclin et sa disparition. Plusieurs témoins de cette époque : nom de certaines rues (cf rues), le rattachement de Pérignat au canton de Billom dès 1800, les anneaux d’amarrages présents sur certaines maisons ...
En 1889, le portail en pierre de Volvic du cimetière est construit.
Le poids public est construit en 1893 par Belloeuf fils serrurier mécanicien à Clermont. C’est une maison de 3x2m, ouvertures en pierre de taille, couverture en zinc, la bascule mesure 5x2,10m et possède une force de 5 tonnes. Il est supprimé en 1977 à cause du mauvais état du plateau de pesage.
Histoire de la maison Grenouille
XXe siècle
Le monument aux morts est érigé entre 1921 et 1922 par Peyronny. (Financé par une quête conduite par Lucien Dodel, maire de la commune et par une somme budgétisée par la commune).
15 juin 1944 - Exécution du bois de Lachat 
En 1922, le village est électrifié.
En 1948 : adduction d’eau dans tous les foyers
En 1989 : dénomination des rues.
XXIe siècle
En 2002 : numérotation des habitations
En 2007 : construction de la salle des sports
En 2012 : démontage du hangar de la CUMA
En 2013 : restauration de la maison Grenouille |